Voyage à Thessalonique (2/5) : l’attente … en touristes

Suite de notre voyage. Ces 2 jours nous ont offert l’occasion de visiter la ville, d’en découvrir ses petites merveilles comme la vie de ses habitants. Mais l’attente du devenir de nos petits êtres dans l’éprouvette n’a jamais quitté nos esprits.

Jeudi 11 octobre. Il fait un temps magnifique ! J’enfile tous mes médocs du matin, puis Amour et moi partons arpenter la ville de jour.

Thessalonique – ne dites jamais Salonique, c’est le nom que les turcs donnaient à la ville lorsqu’ils l’ont occupée pendant 500 ans – est la capitale dynamique du nord de la Grèce, à deux pas des Balkans. Deuxième ville et deuxième port du pays, elle compte près d’un million d’habitants en incluant la communauté urbaine. Son centre-ville, reconstruit après l’incendie de 1917, ne séduit pas au premier coup d’œil. Les espaces sont à la fois très urbanisés et très singuliers : au milieu des avenues chics organisées à l’occidentale, se dressent souvent des vestiges antiques. Nous sommes ainsi tombés sur un espace de fouilles archéologiques au cœur de la ville.

De très beaux édifices byzantins se sont ensuite dévoilés à nous.

Puis nous sommes allés sillonner le « bazar », vaste marché qui, avec ses fruits secs et ses épices, nous a transportés dans un univers beaucoup plus oriental.

Retour à l’appartement et à la réalité : l’attente de l’appel de Triada, et l’angoisse monte. « C’est très bien, sur les 8 ovocytes récoltés, tous ont été fécondés », nous annonce-t-elle avec enthousiasme. « Il y a donc 8 embryons. Je vous rappelle demain pour vous indiquer la suite ». Quel soulagement ! Nous aurons forcément des embryons surnuméraires, que nous pourrons congeler. Cela nous laissera au moins une à deux chances « de secours » si celle en cours vient à échouer, un simple transfert en somme, car nous ne pourrons pas de sitôt renouveler financièrement notre présente aventure.

Plus légers et sereins, nous partons boire un verre sur le port, nous offrant ainsi une vue appréciable sur la mer, loin du tumulte des embouteillages et des klaxons tonitruants.

Une autre étape est passée. Demain sera un autre jour.

 

 

 

Vendredi 12 octobre. Nous tentons de nous projeter : si le transfert a lieu demain, partons-nous dimanche ou lundi ? Et s’il a lieu lundi, il faudra trouver un vol mardi. Penses-tu que la clinique nous autorisera à utiliser leur wifi pour réserver notre vol ? N’est-ce pas trop de bouleversements pour les embryons ? Nous en saurons plus dans la journée.

En attendant, nous nous remettons à parcourir la ville. Le quotidien des Thessaloniciens est très méditerranéen : on vit énormément dehors. Pas un appartement sans terrasse ou balcon.

Là-bas, le déjeuner débute plutôt autour de 15 heures et le dîner vers 22 heures. Toute la journée, les cafés sont envahis par des jeunes et moins jeunes occupés à siroter leur nescafé  – attention, on nomme café (grec, et surtout pas turc !), le café servi avec le marc – et à s’adonner au Tavli. Cela a replongé Amour dans son enfance lorsqu’il regardait ses grands-parents arméniens y jouer.

Le nescafé, il a même sa place sur le scooter !

Côté culinaire, nous sommes bien loin des vertus bien connues des salades grecques et autres régimes crétois. La ville est parsemée de magasins vendant pizzas, burgers, et autres pâtisseries (fort) bien huilées. Mc Do a même dédié un burger au pays : le Greek Mac, fort tentant, il faut le dire, pour Amour !

Certains mets sont quand même plus appétissants que d’autres…

Retour à l’appartement, cette fois c’est Vasso qui nous joint : « Nous avons toujours les 8 embryons. Le transfert de deux d’entre eux est prévu demain à 9h30. Exceptionnellement pas d’utrogestan demain matin, et buvez un litre d’eau une heure avant. C’est ok ? » Oui, merci Vasso. Pourquoi le transfert se fait-il à J3 et non J5 ? Nous le saurons demain grâce au compte-rendu du biologiste. Voilà, nous arrivons au bout. Nous réserverons nos billets d’avion demain.

J’ai ensuite souhaité aller découvrir la ville-haute, ancien quartier turc aux rues étroites et aux vieilles maisons, avant d’être soumise au repos forcé à partir de demain. C’est assez impressionnant de surplomber ainsi la ville. Les rues sont plus calmes, quoique bien plus envahies par les 2 roues, sans casque, bien évidemment !

Demain verra arriver l’instant tant attendu : le transfert.

Publicités

8 réflexions sur “Voyage à Thessalonique (2/5) : l’attente … en touristes

  1. Que de bonnes nouvelles ! 8 embryons, 2 transférés, c top ! En plus vous avez fait un peu de tourisme, c pas désagréable ! Je suis sûre que cette fois-ci c’est la bonne ! J’ai hâte de connaître la suite. Gros bisous

  2. Merci de nous faire partager tous ces moments, j’ai hate de lire la suite.
    8 embryons, c’est vraiment super!
    Nous aussi nous affectionnons la Grèce et cette douceur de vivre connue lors de notre premier séjour en 2006…
    Gros bisous

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s