Analyses post FIV4 : du pire et du bien

Notre point avec SuperDoc est fixé lundi matin. Entre temps j’ai fait l’hystérosalpingographie et les analyses hormonales de diagnostic de l’insuffisance ovarienne que je n’avais pas refaites depuis janvier 2010. A l’époque, lorsque j’avais découvert mes taux, je m’étais effondrée, et ce n’était rien comparé à l’état qui allait être le mien après l’annonce de l’IO par gygybonux. Aujourd’hui, je suis malgré moi bien plus expérimentée, un peu plus apaisée malgré les gifles à répétition, et prête à suivre un autre chemin. Il n’empêche, j’étais loin de penser que mes hormones avaient autant dégringolé en 2 ans et demi.

On ne peut plus clair :

  Valeurs moyennes Janvier 2010 Juin 2012
AMH Entre 2 et 6 ng 0,7 ng 0,3 ng
FSH Entre 2 et 10 UI/l à J3 14 UI/l 22 UI/l
LH Entre 1,5 et 9,5 UI/l à J3 6 UI/l 6,1 UI/l

Plus l’AMH est basse et la FSH haute, plus c’est mauvais signe en insuffisance ovarienne… Et j’ai retrouvé la phrase du labo que j’affectionne tant juste en dessous de mon résultat d’analyse de l’AMH (analyse qui, soit dit en passant, n’est toujours pas remboursée par la Sécu) : « Au 3ème jour du cycle, chez 335 femmes normales, les concentrations d’AMH sérique varient entre 2,00 et 6,80 ng/mL ». Waouh j’adore payer 46 euros pour m’entendre dire que je ne suis pas normale…

En  janvier 2010, j’étais à 0,7, j’étais déjà bien loin d’être « normale », mais là, mon taux ayant diminué de plus de moitié, je dois sans doute passer du côté obscur de la force… Il y a 2 ans je m’étais beucoup émue de cette phrase d’explication ultra maladroite, mais aujourd’hui je m’en fiche un peu. Et puis, entrer dans la norme, cela m’a toujours rebutée, même si, quand on y est, il y a là quelquechose de sécurisant et de rassurant.

Passons à l’hystérosalpingographie. Mot bien alambiqué pour désigner une « radiographie de l’utérus et des trompes de Fallope après injection, dans la cavité utérine, d’une substance opaque aux rayons X ». Une première pour moi puisque cela doit être le dernier examen gynécologique que je n’ai pas encore eu le loisir de faire. En arrivant au centre d’imagerie, j’apprend que le médecin qui doit s’occuper de moi est une femme. Cela m’a rassuré puisque je commence sérieusement à saturer de devoir montrer mon anatomie à tous les médecins hommes qui passent. Pourtant, qu’elles soient radiologues ou médecins, 99% des femmes qui m’ont examinée jusqu’ici le faisaient avec beaucoup moins de douceur, de tact et d’explications que leurs homologues hommes… J’angoisse au fur et à mesure que le temps passe dans la salle d’attente, j’ai peur de tomber sur une grognasse qui me dise « si vous commencez à pleurer maintenant vous n’avez pas fini… » Oui, oui, j’ai déjà entendu ça de la part d’une radiologue.

On m’appelle. Je tombe sur une équipe de trois techniciennes toutes plus gentilles les unes que les autres. La médecin arrive, s’excusant à plusieurs reprises de son retard (rare!), et m’explique en détails le moindre de ses gestes, vérifiant à chaque fois auprès de moi que je n’ai pas mal. J’étais aux anges : on aurait dit une discussion entre copines autour d’un verre où l’une raconte aux autres toutes ses mésaventures… au détail près que j’étais allongée en position gynécologique pendant qu’elles me radiographiaient l’intérieur en me demandant d’arrêter de respirer de temps en temps.

Verdict formel de la médecin : tout est parfait, l’utérus, les trompes fines et perméables, tout va bien de ce côté. J’étais soulagée et heureuse : je ne suis pas complètement à jeter à la poubelle. Je me suis empressée de prévenir Amour du résultat, je n’ai pas arrêté de lui dire que tout était parfait, rien à dire, en état de marche… normale. Le seul souci vient de mes ovaires : c’est déjà ça.

Attendons maintenant le verdict de SuperDoc. Lui qui était prêt à tenter la FIV5, j’imagine qu’il se ravisera sans doute à la lecture du taux de mon AMH. Mais une chose est sûre, mon utérus est prêt à porter un enfant. « On dirait un oiseau qui s’envole », m’a dit Amour en regardant la radio.

 

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5 réflexions sur “Analyses post FIV4 : du pire et du bien

  1. Uterus de compétition ou de m…, AMH qui remonte ou qui chute libre: aux yeux des médecins, rien ne va jamais de toute façon et tout est prétexte à nous balancer qu’on n »est pas normales, aptes, capables… Le commentaire de ton homme est bien plus joli… Bon courage et change pour the big (good one) Five ! APo

  2. Nous avons exactement le même fichu taux de FSH.
    Quant à l’AMH, on est quasi pareilles aussi…
    LH à 1.9 à J4 (bien bas comme taux…).
    Je suis d’accord avec ce qui vient d’être dit par barbidou.
    Et en plus, tu as pour autre avantage ton jeune âge !
    Bises.

  3. je ne pense pas qu on te refuse la tentative…
    une bonne stim peut faire l ‘affaire de tes ovaires…
    je pense bien à toi , tes ovaires et à ton oiseau qui prendra son envol…bises

  4. Tu veux savoir à combien était mon dernier taux d’AMH : < à 0,4 ! Et une trompe en moins.
    Alors … je ne pense pas qu'il te refuse cette 5ème FIV
    Tu a un utérus de compétition, ça compte aussi !
    Je t'envoie plein de belles et bonnes ondes
    Bises

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