Le(s) temps

Plus de deux semaines sont passées depuis cette claque. Je ne dirais pas que je m’en remets, car plus les échecs s’accumulent, plus on tombe bas et plus la pente est difficile à remonter, mais je me relève tant bien que mal.

Nous reprendrons le combat en novembre pour tenter FIV3. Plus que 2 chances, 5/6 mois maximum à mon avis. Pour ne pas laisser la panique m’envahir au fil des mois, des jours, des heures, il me faut un objectif, un but, une finalité. Je dois trouver une issue si notre combat actuel en est finalement dépourvu.

Alors j’ai décidé de prendre rendez-vous dans un des CECOS parisiens. Voici mon plan : en cas d’échec de FIV4 (nous n’en sommes pas là, je sais, mais bon…), nous tenterons sans doute un don d’ovocytes en Espagne. Pourquoi l’Espagne ? Parce qu’en France et même en Belgique, sans donneuse, c’est très long (3 à 5 ans paraît-il, surtout pour une personne de mon âge puisqu’apparemment priorité est donnée aux femmes de plus de 40 ans), et pour des raisons éthiques et personnelles, je refuse de partir à la recherche d’une donneuse. En Espagne, le premier rendez-vous peut être pris en quelques mois et les cliniques sont réputées. Le hic, c’est qu’un don coûte entre 6 000 et 7 000 euros… Nous ferions donc une tentative, mais sans doute pas deux et certainement pas trois.

Alors ? Alors en m’inscrivant dès maintenant sur la liste d’attente pour un don en France, je m’assure une ultime bouée de sauvetage, en cas d’échecs des deux dernières FIV et de la(les) FIV-DO en Espagne. Deux FIV « naturelles » en France et une ou deux FIV-DO en Espagne, à mon avis cela doit bien prendre au moins un an. J’aurais donc gagné un à deux ans sur l’attente d’un don en France. [Un grand merci à Leo pour ses conseils.]

Mon plan, mes calculs, mes prévisions timing, j’en suis assez fière. Au moins, l’échec de FIV4 ne sonnerait pas la fin de l’espoir, de l’espoir d’avoir enfin, un jour, un enfant. Mais le temps qu’il m’est impossible à anticiper, à calculer, à prévoir, c’est le temps du deuil. Le deuil de ne pas avoir un enfant génétiquement à moi, fruit de l’amour d’Amour et moi.

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16 réflexions sur “Le(s) temps

  1. Bonjour les filles…. Je me retrouve dans les commentaires de certaines. On m’a appris que pour avoir un enfant, je dois passer par un don d’ovocytes.. La vérité, c’est que je trouve ça dur à 33 ans, mais c’est comme ça. J’avais beaucoup de questions et j’ai téléphoné à la clinique Ginefiv à Madrid. Ils ont été super, ils ont répondu à toutes mes questions (et en français, ce qui est important car le problème de la langue me stressait…). Je crois que je vais faire ma FIV do là bas… Mais je dois d’abord digérer que l’enfant ne sera pas mon enfant biologique…

    • Je ne sais pas quand tu as appris la nouvelle, mais si tu l’as appris récemment, je trouve que tu as rebondi rapidement. Je pense que c’est dur de faire ce deuil, Je n’y suis pas encore même si je suis sur le chemin. Prends ton temps en tout cas. Et saches que tu n’es pas seule dans cette épreuve. Bises

    • Le deuil est dur à faire, mais je préfère faire le deuil d’un enfant biologique à celui d’un enfant tout court…. Je sontinue mes recherches pour avoir des info sur les cliniques espagnoles et pour l’instant je me penche vers Ginefiv à Madrid. Le premier contact a été bon. Quelqu’une d’entre vous y est-elle allée? Si vous avez des recommandations, je suis prenneuse… Merci.

  2. Laisser passer le temps ou planifier la suite des évènements, seul le temps peut apaiser les tristesses… et tu as l’air de bien t’en sortir ! Ouf…
    N’ayant jamais voulue m’inscrire en FIV, je découvre avec certaines d’entre vous qui abordent la FIV3, qu’apparemment, en France, vous n’avez droit qu’à 4 FIV, quelque soit votre âge/parcours/pathologie ?
    4 FIV ??? dans toute une vie ? Stop, j’arrête tout de suite là sinon je vais pêter un plomb… déjà qu’entre l’arrêt à 43 ans des traitements et le refus d’installer des maisons de naissance, je suis à bout de la connerie de ces mecs qui nous dirigent… Mais où est passée notre Simone Veil du 21ème siècle qu’elle donne un grand coup de pied dans ce tas de mer… Désolée mais je viens de réaliser… 4FIV ?!?! Quelle honte… Mais comment ça se fait que rien ne se passe dans notre pays soit disant « développé » ?!?! J’arrête…
    Sinon…, je suis bien contente que ma Petite Lueur ne s’éteigne pas ! et oui, ça fait mal au coeur de débourser 7.000€ quant on sait qu’elles sont dédommagées à hauteur de 900€ en Espagne mais au moins, ils ont de la technologie et du matériel de pointe, des frigos à la pelle, pas comme en France 😦 Et peut être que d’avoir cette porte de sortie fera retomber un peu la pression… Je t’embrasse BIEN FORT !!!

    • merci pour ton com » Céline. J’espère que tu gardes aussi l’espoir, et qu’une solution soit rapidement trouvée pour que tu retrouves ta sérénité. Je t’embrasse bien fort aussi

  3. Contente d’avoir pu t’aider!

    Je comprends que l’idée du DO puisse ne pas être évidente, mais pour ma part c’est vrai que je n’ai pas eu trop de difficultés à la digérer…Et je l’envisage toujours pour un 2ème enfant.

    Je t’embrasse,

    Leo.

  4. Juste un petit mot pour te dire que je pense très fort à toi Poussin, tiens bon !
    Gros bisous de Poulette.

  5. Merci à toutes pour vos encouragements. Envisager les prochaines étapes avec plus de sérénité? je n’irai pas jusque-là, mais comme dit Fabienne cela permet de garder une toute petite lueur avec soi au milieu du tunnel (une grande pensée émue pour toi Fabienne en ce moment si difficile…). @BelleBretagne : je ne sais pas si on peut s’inscrire dans un CECOS en infertilité inexpliquée, mais je pense que oui car il faut venir avec son parcours PMA. J’ai rdv le 10 novembre, je vous raconterai et poserai la question pour toi miss Bretagne

  6. Je crois qu’arrivées à la porte de FIV3 on cherche toutes des échappatoires à la fin de notre parcours…
    De notre côté c’est l’espagne également..
    cela permet de vivre la PMA d’une manière un peu moins tragique…
    Bisous et courage..
    Il faut du temps pour se remettre…

  7. Comme toi, je réfléchis à l’après de FIV 3 et 4.
    Comment envisager la suite? L’étranger est certainement une option. J’ai regardé du côté de la Grèce (Iakentro), je crois que c’est moins cher que l’Espagne … à contacter peut être (Ticitron passe par eux)
    Peux t-on s’inscrire dans un CECOS sans pathologie affirmée? (je parle de mon infertilité inexpliquée) ?
    Tu n’es pas seule dans ce parcours et je pense à toi
    bises

  8. on ne survit qu’avec l’espoir.
    prévoir ainsi les choses te permettra d’avancer avec une lumière dans ce long tunnel de la pma.
    tu as bien raison de te donner toutes (ces) vos chances.
    bon courage pour cette remontée de pente.
    objectif: votre prochaine fiv
    bizzz

  9. Voilà une bonne façon de poursuivre je trouve!
    Une façon d’envisager vos prochaines étapes avec un peu plus de sérénité…Tu as bien raison, le moral doit avoir un rôle dans ce genre de situation..? Et faire ce qu’il faut pour le garder n’est pas chose aisée,mais j’espère que cette planification « de secours » t’aidera à y parvenir.Ton courage et ta détermination forcent le respect ma belle, en tout cas le mien…mais tu le sais.
    Des bizous!!!

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