Top départ

J’ai eu mes règles hier soir, la mécanique est enclenchée. Ce soir : début des piqûres. Samedi : dosagécho. A fixer : rendez-vous chez mon adorable accupunctrice, ainsi que chez ma tout aussi attentionnée ostéopathe. Après un mois de perm, je repars en guerre, la fleur au fusil.

Cette période qui comprend les 12-14 premiers jours jusqu’à la FIV ne me sont pas si pénibles. C’est le moment où l’espoir revient, le moment hyperactif, le moment où l’on n’a pas vraiment le temps de penser. On se laisse porter par la vague qui nous emporte. Il faut se tenir à l’emploi du temps hypercadré, ça me va assez. Et puis j’aime être cocoonée par mes infirmières, qui, chaque soir, me saluent par un « on y croit ». « C’est pour bientôt », me souffle mon radiologue, et mes accupunctrice et ostéopathe qui insistent « restez zen, et tenez-nous au courant! ».

Le plus dur c’est finalement le post-FIV. Il n’y a plus que l’attente. Plus d’examens, plus d’analyses, plus d’appels ou de textos de SuperDoc pour indiquer la marche à suivre. 14 jours, vides. Vides de sens, vides d’action. On croirait à la liberté, à l’absence de contraintes, mais on est en fait prisonnière. Prisionnière du temps, et prisonnière du corps. Et quelle qu’en soit l’issue, la prise de sang est une libération.

La comparaison est sans doute alambiquée, mais j’ai observé le même désarroi chez ma mère et d’autres malades du cancer que j’ai été amenée à suivre dans une expérience professionnelle passée. Les traitements sont lourds, difficiles, ils induisent des effets secondaires terribles parfois. Chaque patient a hâte qu’ils se terminent bien sûr. Mais une fois cette échéance arrivée, c’est le vide. Plus de suivi journalier, plus de filet de sauvegarde en quelque sorte. Alors que tout semble terminé, la peur revient. Et souvent, les proches ne comprennent pas cette nouvelle  angoisse alors même que le plus dur est passé.

Pour celles qui commencent la PMA ou pour qui la FIV est un horizon plutôt flou et inconnu, j’ai trouvé ce petit film documentaire « FIV, mode d’emploi », qui explique assez bien la procédure. J’y ajouterais toutefois quelques remarques : l’anesthésie générale pour la ponction n’est pas obligatoire (je la fais en local et ça ne fait pas si mal, ma soeur l’avait même faite par hypnose), et le transfert n’est pas si magique qu’indiqué !

Courage et tout plein de pensées à toutes !

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12 réflexions sur “Top départ

  1. Période ascendante donc, pleine d’espoir. Je vis bien les choses comme toi pour les fiv, mais de moins en moins intensément. Plus resevee, méfiante, connaissan trop les déceptions qui suivent… Le tec en ce moment devrait me porter de la même manière, mais j’ai aussi trop la trouille…

    • surfe sur la vague ascendante (Lily, Pmgirl, Bleu d’Orage…) ! Continue à espérer! Il sera toujours tant de désepérer si jamais toutes les tentatives échouent, mais nous en sommes loin! Reste dans notre barque!

  2. Que c’est beau cette lueur que tu te donnes et que finalement tu me transmets aussi !…dans l’attente main dans la main avec toi même si je vis autre chose pour le moment…l’attente, le néant, la lueur;..tout se succède, on se comprend hein ?
    Mille bisous

    • Oui, ce qui réconforte quelque peu, c’est que toutes ous vivons plus ou moins les mêmes choses, entre espoirs et désespoirs. il faut toujours tenter de garder les espoirs à flots. Je pense souvent à toi et à tes 2 petits anges. Je t’embrasse

  3. bon courage pour les pics pics!
    tu as raison sur la période de stim’, on est totalement prise en charge médicalement. Alors quand commence l’attente … dur dur.
    bises

  4. Comme c’est si bien dit! Je me suis vraiment retrouvée dans ta description des hauts et des bas en fonction de l’avancée du parcours. Je suis ravie de voir que tu commences ce traitement chargée à bloc 🙂
    Bon courage pour les pique piques !!!
    Sinon je te pique la vidéo que je trouve super et je la met sur mon blog car elle intéressera surement mon entourage qui suit tout cela de loin parfois 😉

  5. Après la bataille….. Ce sentiment d’avoir tout donné, tout subi et avec le sourire parce que c’est aussi une arme contre le vide!! Et puis le néant, contre lequel même l’amour de nos proches ne peut rien… Alors pour eux, pour soi, pour cette lueur de vie on fait face, et on tient…. Mais pour combien de temps? Pr le tps qu’il faut, ce temps infini, sans horizon… Puis, des contours se dessinent et l’espoir renaît! ll faut y croire, croire à cet espoir auquel on s’accroche, croire à la victoire de la vie contre cette lente petite mort intérieure…. J’y crois avec toi…

  6. Ah ces « Vilaines » qu’on espère ou qu’on déteste… mais qui de temps à autre donnent le « top départ » pour un nouvelle espoir….
    Eh les filles (toi, PmGirl et Fabienne), n’allait pas trop vite, je devrais vous coller aux basques 🙂 A nous trois, boudiou, faut qu’on y arrive !!!

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