Il y a stérilité et stérilités

J’ai parcouru plusieurs blogs de femmes qui traverse la même épreuve que moi : la PMA. Celui de Lily, neufmoisetdesbrouettes, m’a particulièrement touché. Qu’il est rassurant, dans ce parcours ô combien chaotique et laborieux, de se retrouver dans les espoirs, les désespoirs, les doutes, les craintes, les interrogations de femmes qui, de près ou de loin, à 5 ou 500 km de vous, vivent la même blessure, à l’intérieur de laquelle on a l’impression que la vie remue continuellement le couteau.

Mais moi, je n’ai pas découvert la stérilité en apprenant la mienne il y a plus d’un an, non, je vis avec la stérilité et l’un de ses constituants, l’insuffisance ovarienne, depuis plus de 5 ans. Je suis la benjamine d’une famille de 3 enfants, 3 soeurs. Toutes les deux ont découvert leur insuffisance ovarienne il y a quelques années.

Pour la première, la stimulation n’a pas fonctionné. Pour la seconde, après deux fausses couches dont une grossesse môlaire, le choix de l’adoption s’est avéré  plus évident. Je ne souhaite pas en dire plus ici sur leurs parcours respectifs dans la stérilité, la PMA, le si terrible sentiment de ne pas pouvoir avoir d’enfant naturellement, et sa douloureuse acceptation. C’est leurs histoires de vie, de réflexion sur le sens à donner aujourd’hui à leur vie, et je dois m’en détacher, même si j’y suis intimement liée, de tous les côtés.

Mon histoire est similaire, mais mon histoire est différente. Certes, mes soeurs m’ont toujours montré le chemin, certes, je me suis toujours dit que lorsque je serai prête à faire un bébé, j’aurais leurs modèles à disposition, leurs conseils sur la grossesse, l’accouchement, cette relation si intime avec son bébé, leurs conseils d’éducation… Si j’ai la chance d’y arriver, je devrai faire sans, et avec elles.

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3 réflexions sur “Il y a stérilité et stérilités

  1. Quel étonnante histoire de famille. Pas facile à gérer. J’ai moi-même une soeur plus âgée qui n’aura pas d’enfant et j’ai parfois le sentiment que c’est délicat de lui parler de pma… Alors j’évite…

    • C’est sûr que c’est compliqué, entre partager l’épreuve et s’en détacher. Tout dépend je pense de la relation que tu as avec ta soeur, si le dialogue est facile. Il l’est avec mes soeurs, nous parlons donc de tout ça vraiment librement

  2. Je ne savais pas que l’insuffisance ovarienne pouvait être familiale. Courage à vs trois et surtout à toi ! Très joli blog !

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